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Noces vitesse TGV

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Crédit Photo : fotolia

 

Un matin de juillet, Armandine et Paul-Louis se réveillent avec l’envie de se marier… le 6 septembre.

Ils préviennent d’abord leurs parents. Ceux de Paul-Louis possèdent une charmante maison avec un jardin dans Paris et offrent d’y organiser la réception. 150 personnes maxi précisent-ils. Le papa d’Armandine ouvre un crédit pour le traiteur et la robe de mariée.

Premier rendez-vous : la mairie. Première déception, aucun créneau libre l’après-midi. Angoisse ! Que faire des invités entre la signature et la réception le soir ? Armandine suggère un petit déjeuner dans le jardin. Accepté. Sa Maman préparera des confitures maison, son mari achètera les viennoiseries. Tout roule !

Le traiteur ensuite. La plupart n’enregistrent plus de commande pour septembre. Armandine appelle Dalloyau. Accueil charmant, conseils avisés. « Mon interlocutrice a été adorable prodiguant des conseils sans pousser à la consommation.»

A la robe de mariée. Aux robes plutôt, une pour la mairie, une pour le soir. Ligne parfaite, jolie poitrine mais petit format, 1m60. Une des tantes d’Armandine a repéré les modèles très hollywoodiens de Fanny Liautard. Rendez-vous pris. La créatrice, effrayée par le délai, houspille la future mariée. « Mes fournisseurs ferment fin juillet, mon atelier aussi. » N’empêche elle fixe deux essayages avant fin juillet et un ultime deux jours avant le mariage. Légère inquiétude de la Maman mais la robe, livrée à temps, tombera à merveille.

Pour le mariage civil, Armandine tombe sur une robe lingerie soldée. Elle l'assortit avec un chapeau, un bibi à plumes. Impossible en revanche de trouver chaussure à son pied. Son 33 exige du sur-mesure et les spécialistes ne peuvent, mi-juillet, honorer une telle commande. Elle échoue au Palais de la Chaussure, le « chausseur des extrêmes ». Escarpins à brides pour le soir, babies pour la mairie. Top !

Reste à habiller Paul-Louis. Impossible de l’entraîner dans un magasin. Il dégotte son costume en lin blanc de Dolce & Gabanna sur Ebay soldé lui aussi.

Pour leurs alliances, ils vont à la Maison de l’Alliance et optent pour des joncs en or jaune. Délais, délais. Les ateliers ferment aussi en août mais grâce à la compréhension des bijoutiers, le couple aura ses alliances l’avant-veille de leur mariage.

Quant au faire-part, une amie graphiste les réalise de façon humoristique, prenant Armandine au mot lorsqu’elle lui dit pour le texte tu mets « Armandine et Paul-Louis et bla bla bla » pensant que son amie traduira et rédigera un faire-part classique. Résultat déroutant pour les aînés, séduisant pour les jeunes branchés BD.

Une semaine avant, panique générale, la maman de Paul-Louis estime que sa maison a besoin d’un sérieux rafraîchissement et d’un grand rangement. Trois jours avant, le père du marié attaque à la scie une porte des combles pour entreposer les meubles volumineux et passe un coup de peinture.

La veille, il pleut des cordes. Cata ! Le samedi matin à l’aube, Armandine se précipite chez Stéphane, le coiffeur en bas de chez elle. Un soleil radieux inonde Paris. Cinquante proches se rendent à la mairie avant de prendre un petit déjeuner en plein air.

L’après-midi, Armandine retourne chez Stéphane qui lui monte un chignon plus sophistiqué. Deux coiffures pour 80 euros, la gentillesse en prime. Le soir, très star, « Madame » apparaît resplendissante dans sa robe de soie drapée. Tandis que ses amis américains jouent des airs d’Opéra avant de laisser le marié animer le bal avec le frère de la mariée et leurs potes musiciens.

Peu de stress, une entente parfaite, un mariage pas guindé, très gai. Et une fête battant son plein jusqu’à cinq heures du mat. Comme quoi tout est question d’amour !

 

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Un matin de juillet, Armandine et Paul-Louis se réveillent avec l’envie de se marier… le 6 septembre.

Ils préviennent d’abord leurs parents. Ceux de Paul-Louis possèdent une charmante maison avec un jardin dans Paris et offrent d’y organiser la réception. 150 personnes maxi précisent-ils. Le papa d’Armandine ouvre un crédit pour le traiteur et la robe de mariée.

Premier rendez-vous : la mairie. Première déception, aucun créneau libre l’après-midi. Angoisse ! Que faire des invités entre la signature et la réception le soir ? Armandine suggère un petit déjeuner dans le jardin. Accepté. Sa Maman préparera des confitures maison, son mari achètera les viennoiseries. Tout roule !

Le traiteur ensuite. La plupart n’enregistrent plus de commande pour septembre. Armandine appelle Dalloyau. Accueil charmant, conseils avisés. « Mon interlocutrice a été adorable prodiguant des conseils sans pousser à la consommation.»

A la robe de mariée. Aux robes plutôt, une pour la mairie, une pour le soir. Ligne parfaite, jolie poitrine mais petit format, 1m60. Une des tantes d’Armandine a repéré les modèles très hollywoodiens de Fanny Liautard. Rendez-vous pris. La créatrice, effrayée par le délai, houspille la future mariée. « Mes fournisseurs ferment fin juillet, mon atelier aussi. » N’empêche elle fixe deux essayages avant fin juillet et un ultime deux jours avant le mariage. Légère inquiétude de la Maman mais la robe, livrée à temps, tombera à merveille.

Pour le mariage civil, Armandine tombe sur une robe lingerie soldée. Elle l'assortit avec un chapeau, un bibi à plumes. Impossible en revanche de trouver chaussure à son pied. Son 33 exige du sur-mesure et les spécialistes ne peuvent, mi-juillet, honorer une telle commande. Elle échoue au Palais de la Chaussure, le « chausseur des extrêmes ». Escarpins à brides pour le soir, babies pour la mairie. Top !

Reste à habiller Paul-Louis. Impossible de l’entraîner dans un magasin. Il dégotte son costume en lin blanc de Dolce & Gabanna sur Ebay soldé lui aussi.

Pour leurs alliances, ils vont à la Maison de l’Alliance et optent pour des joncs en or jaune. Délais, délais. Les ateliers ferment aussi en août mais grâce à la compréhension des bijoutiers, le couple aura ses alliances l’avant-veille de leur mariage.

Quant au faire-part, une amie graphiste les réalise de façon humoristique, prenant Armandine au mot lorsqu’elle lui dit pour le texte tu mets « Armandine et Paul-Louis et bla bla bla » pensant que son amie traduira et rédigera un faire-part classique. Résultat déroutant pour les aînés, séduisant pour les jeunes branchés BD.

Une semaine avant, panique générale, la maman de Paul-Louis estime que sa maison a besoin d’un sérieux rafraîchissement et d’un grand rangement. Trois jours avant, le père du marié attaque à la scie une porte des combles pour entreposer les meubles volumineux et passe un coup de peinture.

La veille, il pleut des cordes. Cata ! Le samedi matin à l’aube, Armandine se précipite chez Stéphane, le coiffeur en bas de chez elle. Un soleil radieux inonde Paris. Cinquante proches se rendent à la mairie avant de prendre un petit déjeuner en plein air.

L’après-midi, Armandine retourne chez Stéphane qui lui monte un chignon plus sophistiqué. Deux coiffures pour 80 euros, la gentillesse en prime. Le soir, très star, « Madame » apparaît resplendissante dans sa robe de soie drapée. Tandis que ses amis américains jouent des airs d’Opéra avant de laisser le marié animer le bal avec le frère de la mariée et leurs potes musiciens.

Peu de stress, une entente parfaite, un mariage pas guindé, très gai. Et une fête battant son plein jusqu’à cinq heures du mat. Comme quoi tout est question d’amour !

 

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