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Parents divorcés : dilemme

1001mariages - Organisation de mariage
Crédit Photo : 1001mariages - Organisation de mariage

 

8 points essentiels à régler pour limiter les affrontements.

1- Les invités des parents : en parler calmement avec les uns et les autres pour ne pas risquer des rencontres orageuses le jour du mariage. Montrer les listes à chacun d'eux. 

2- La rédaction du faire-part. Formule sympa : "Amélie Maurot et François Parçon sont heureux de vous faire part de leur mariage. Ils vous convient avec leurs parents à la cérémonie religieuse". Au bas du faire-part figurent la ou les adresses des fiancés.

3- La rédaction de l'invitation à la réception : Amélie, François et leurs parents vous recevront à partir de 18 heures au château de...Réponse souhaitée avant le...Avec en bas la ou les adresses des fiancés.

4- La présentation à la future belle-famille : réfléchissez à un moment propice. A vous de décider si les deux parents divorcés assisteront à cette rencontre ensemble ou séparément.

5- La place des uns et des autres à la mairie : à régler avec la personne de la mairie qui place les invités. L'informer de la situation au préalable pour éviter les impairs.

6- La place dans le cortège, si cortège il y a, pour entrer et sortir de la mairie, de l'église. Le mieux : les enfants d'honneur puis le marié au bras de sa maman suivi de la mariée à celui de son père. Et pour la sortie, le nouveau couple avec les enfants d'honneur et les témoins.

7- Qui paie quoi ? C'est souvent le côté le plus sordide. Autant l'aborder et le régler le plus vite possible. Aujourd'hui le protocole n'a guère plus cours. Tout est fonction des moyens des uns et des autres, nouveau couple compris.

8 - S'il y a repas assis et places désignées, où place-t-on les uns et les autres ? Parents divorcés à la même table ? Côte-à-côte ? C'est avec les intéressés qu'il faut discuter de tout cela. C'est à eux de prendre une décision. Si vous leur imposez votre point de vue, vous risquez de les froisser.

Quelques témoignages

"Allô Papa, tu es assis ? J'ai une nouvelle à t'annoncer. Je me marie." Silence. Une très longue minute plus tard : "Ta mère sera là, avec son copain ? Sache le, c'est elle ou moi", raconte Christelle les larmes aux yeux. « Je me doutais que cela n'allait pas être simple. Maman a quitté mon père il y a cinq ans et il ne lui pardonne pas. Devant cette réaction, avec mon fiancé nous avons décidé d'envoyer des faire part à tout le monde. Et advienne que pourra. » La réaction n'a pas tardé. Son père lui a retourné son envoi déchiré en morceaux. Et sa mère, outrée d'être invitée au même titre qu'une cousine, a répondu qu'elle « comprenait qu'on ne souhaitait pas la voir et qu'en conséquence elle ne viendrait pas. » Et vlan ! Christelle s'est mariée en petit comité : son frère, sa sœur et les trois sœurs de Raphaël. Pas de parents . « Depuis ils nous boudent tous. »

Magalie, elle, a imaginé l'inimaginable : organiser deux cérémonies religieuses, avec la complicité d'un prêtre. Et deux réceptions. La première en Normandie avec sa famille maternelle, celle de son fiancé et leurs amis. Et une autre, quinze jours plus tard, en région parisienne. Avec de nouveau la robe de mariée, l'église, une bénédiction, un cocktail pour la famille de son père, sa belle famille et quelques amis. «Bing ! Mon père a flairé l'embrouille en remarquant quelques traces de boue sur ma robe. Il avait plu lors de la cérémonie précédente et malgré le pressing quelques marques subsistaient. A bout de nerfs je lui ai tout avoué. Il est parti sur le champ. »

Séverine, malgré les supplications de Yannick, refuse de se marier. « Je n'ose pas lui dire que mes parents divorcés entretiennent de telles relations que pour moi c'est un cauchemar. Cela me donne des angoisses, me remémore leurs disputes, leurs cris. »

Conseillère conjugale, Brigitte Dermont, suggère d'annoncer le mariage par lettre ou par mail aux parents divorcés. Un courrier dans lequel le jeune couple va expliquer l'importance de leur présence et les inciter à penser avant tout à leur bonheur et à celui de leurs futurs petits-enfants. Dans cette lettre pas besoin d'aborder ce qui fâche : présence ou non des conjoints ou des concubins, participation financière, invités. C'est un message d'amour filial. L'avantage de l'écrit, c'est pour son auteur de peser chaque mot. Quant au destinataire, il dispose de temps pour envisager la situation avant de répondre.

Marie-Christine, 57 ans, divorcée et maman de trois enfants, a pris sur elle pour ne pas gâcher le plaisir de Martin, Sylvie et Claire. « Mon mari s'est remarié avec ma meilleure amie, j'avais 34 ans. Par amour maternel, j'ai accepté de revoir Olivier au moment des mariages mais pas sa femme. Olivier a lui aussi fait un effort. Et les trois mariages ont été réussis. Pour le dernier, celui de Claire cet été, nous avons loué une grande maison en Touraine et nous nous y sommes tous retrouvés la veille. Une vraie fête de famille. »

Parents divorcés : dilemme

 

8 points essentiels à régler pour limiter les affrontements.

1- Les invités des parents : en parler calmement avec les uns et les autres pour ne pas risquer des rencontres orageuses le jour du mariage. Montrer les listes à chacun d'eux. 

2- La rédaction du faire-part. Formule sympa : "Amélie Maurot et François Parçon sont heureux de vous faire part de leur mariage. Ils vous convient avec leurs parents à la cérémonie religieuse". Au bas du faire-part figurent la ou les adresses des fiancés.

3- La rédaction de l'invitation à la réception : Amélie, François et leurs parents vous recevront à partir de 18 heures au château de...Réponse souhaitée avant le...Avec en bas la ou les adresses des fiancés.

4- La présentation à la future belle-famille : réfléchissez à un moment propice. A vous de décider si les deux parents divorcés assisteront à cette rencontre ensemble ou séparément.

5- La place des uns et des autres à la mairie : à régler avec la personne de la mairie qui place les invités. L'informer de la situation au préalable pour éviter les impairs.

6- La place dans le cortège, si cortège il y a, pour entrer et sortir de la mairie, de l'église. Le mieux : les enfants d'honneur puis le marié au bras de sa maman suivi de la mariée à celui de son père. Et pour la sortie, le nouveau couple avec les enfants d'honneur et les témoins.

7- Qui paie quoi ? C'est souvent le côté le plus sordide. Autant l'aborder et le régler le plus vite possible. Aujourd'hui le protocole n'a guère plus cours. Tout est fonction des moyens des uns et des autres, nouveau couple compris.

8 - S'il y a repas assis et places désignées, où place-t-on les uns et les autres ? Parents divorcés à la même table ? Côte-à-côte ? C'est avec les intéressés qu'il faut discuter de tout cela. C'est à eux de prendre une décision. Si vous leur imposez votre point de vue, vous risquez de les froisser.

Quelques témoignages

"Allô Papa, tu es assis ? J'ai une nouvelle à t'annoncer. Je me marie." Silence. Une très longue minute plus tard : "Ta mère sera là, avec son copain ? Sache le, c'est elle ou moi", raconte Christelle les larmes aux yeux. « Je me doutais que cela n'allait pas être simple. Maman a quitté mon père il y a cinq ans et il ne lui pardonne pas. Devant cette réaction, avec mon fiancé nous avons décidé d'envoyer des faire part à tout le monde. Et advienne que pourra. » La réaction n'a pas tardé. Son père lui a retourné son envoi déchiré en morceaux. Et sa mère, outrée d'être invitée au même titre qu'une cousine, a répondu qu'elle « comprenait qu'on ne souhaitait pas la voir et qu'en conséquence elle ne viendrait pas. » Et vlan ! Christelle s'est mariée en petit comité : son frère, sa sœur et les trois sœurs de Raphaël. Pas de parents . « Depuis ils nous boudent tous. »

Magalie, elle, a imaginé l'inimaginable : organiser deux cérémonies religieuses, avec la complicité d'un prêtre. Et deux réceptions. La première en Normandie avec sa famille maternelle, celle de son fiancé et leurs amis. Et une autre, quinze jours plus tard, en région parisienne. Avec de nouveau la robe de mariée, l'église, une bénédiction, un cocktail pour la famille de son père, sa belle famille et quelques amis. «Bing ! Mon père a flairé l'embrouille en remarquant quelques traces de boue sur ma robe. Il avait plu lors de la cérémonie précédente et malgré le pressing quelques marques subsistaient. A bout de nerfs je lui ai tout avoué. Il est parti sur le champ. »

Séverine, malgré les supplications de Yannick, refuse de se marier. « Je n'ose pas lui dire que mes parents divorcés entretiennent de telles relations que pour moi c'est un cauchemar. Cela me donne des angoisses, me remémore leurs disputes, leurs cris. »

Conseillère conjugale, Brigitte Dermont, suggère d'annoncer le mariage par lettre ou par mail aux parents divorcés. Un courrier dans lequel le jeune couple va expliquer l'importance de leur présence et les inciter à penser avant tout à leur bonheur et à celui de leurs futurs petits-enfants. Dans cette lettre pas besoin d'aborder ce qui fâche : présence ou non des conjoints ou des concubins, participation financière, invités. C'est un message d'amour filial. L'avantage de l'écrit, c'est pour son auteur de peser chaque mot. Quant au destinataire, il dispose de temps pour envisager la situation avant de répondre.

Marie-Christine, 57 ans, divorcée et maman de trois enfants, a pris sur elle pour ne pas gâcher le plaisir de Martin, Sylvie et Claire. « Mon mari s'est remarié avec ma meilleure amie, j'avais 34 ans. Par amour maternel, j'ai accepté de revoir Olivier au moment des mariages mais pas sa femme. Olivier a lui aussi fait un effort. Et les trois mariages ont été réussis. Pour le dernier, celui de Claire cet été, nous avons loué une grande maison en Touraine et nous nous y sommes tous retrouvés la veille. Une vraie fête de famille. »

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