


Gérard Uféras expose à l'Hôtel de ville de Paris (du 6 mai au 31 juillet ), sous le titre « Paris d'amour », les photographies réalisées en suivant pendant près de 2 ans 70 mariages ou pacs issus de tous les milieux sociaux, confessionnels ou culturels de la capitale. Découvrez les interviews de Gérard Uféras et Maddalena Giovannini (scénographe)...
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| Couple aux tours eiffel. Emil et Ayla. |
GU : Le mariage est un rite de passage qui existe dans toutes les communautés. Je voulais mettre en avant la chance que Paris offre à chacun de pouvoir exprimer ses différences dans le respect d'autrui.
MA : Pour éviter une exposition de type « accrochage » et accompagner au mieux ce propos sur la mixité, il fallait créer un mouvement intérieur. Nous avons opté pour le principe symbolique d'un cube inscrit dans un autre cube afin de créer des passages non définis à l'avance, de laisser au spectateur la liberté de se promener, et d'ouvrir des perspectives pour que l'œil capte plusieurs photos en même temps.
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| Gens sortant d’une église en riant. Anna et David . |
MA : En décryptant les centaines d'heures enregistrées auprès de ces couples, nous avons été étonnés face à leur certitude extrême que leur engagement était « pour la vie ». Ils n'ont pas tous eu le coup de foudre, mais tous ont su se découvrir, se conquérir. « Quelque soit l'avenir, à deux ce sera plus facile », pensent-ils souvent. Leur confiance est entière, le destin écrira la suite de l'histoire.
GU : J'avais ce projet depuis longtemps mais j'hésitais à me lancer dans un sujet qui contient potentiellement le piège de tomber dans les clichés. Le premier mariage qui était un mariage comorien a levé tous mes doutes, ce fut un voyage, comme le furent ensuite tous les mariages qui suivirent.
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| Couple au caillou dans la chaussure. Kahina et Malik. |
GU : Pour chacune des cérémonies auxquelles j'ai assisté, la dimension festive était importante, mélange de rituels et de projets personnels, de respect des coutumes et de rupture des conventions. De la vie, de la joie, et puis aussi toutes ces émotions autres: attente, inquiétude, espoir, peur, tendresse, gestes complices.
MA : Il fallait restituer à la fois cette gaité et ces nuances. Dans la deuxième salle nous avons construit des murs en vagues légères pour suggérer le balancement des fêtes, accentué les couleurs, graves et gaies en même temps, choisi notamment un rouge profond, couleur du feu, de la vie, un rouge baiser, celui de la passion, qui provoque l'émotion et souligne la richesse des paroles écrites sur les murs...
Que vous soyez ou non déjà passé devant Monsieur le Maire, courez voir cette exposition. Elle vous donnera l'envie d'embrasser votre voisin(e) !
Gérard Uféras expose à l'Hôtel de ville de Paris (du 6 mai au 31 juillet ), sous le titre « Paris d'amour », les photographies réalisées en suivant pendant près de 2 ans 70 mariages ou pacs issus de tous les milieux sociaux, confessionnels ou culturels de la capitale. Découvrez les interviews de Gérard Uféras et Maddalena Giovannini (scénographe)...
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| Couple aux tours eiffel. Emil et Ayla. |
GU : Le mariage est un rite de passage qui existe dans toutes les communautés. Je voulais mettre en avant la chance que Paris offre à chacun de pouvoir exprimer ses différences dans le respect d'autrui.
MA : Pour éviter une exposition de type « accrochage » et accompagner au mieux ce propos sur la mixité, il fallait créer un mouvement intérieur. Nous avons opté pour le principe symbolique d'un cube inscrit dans un autre cube afin de créer des passages non définis à l'avance, de laisser au spectateur la liberté de se promener, et d'ouvrir des perspectives pour que l'œil capte plusieurs photos en même temps.
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| Gens sortant d’une église en riant. Anna et David . |
MA : En décryptant les centaines d'heures enregistrées auprès de ces couples, nous avons été étonnés face à leur certitude extrême que leur engagement était « pour la vie ». Ils n'ont pas tous eu le coup de foudre, mais tous ont su se découvrir, se conquérir. « Quelque soit l'avenir, à deux ce sera plus facile », pensent-ils souvent. Leur confiance est entière, le destin écrira la suite de l'histoire.
GU : J'avais ce projet depuis longtemps mais j'hésitais à me lancer dans un sujet qui contient potentiellement le piège de tomber dans les clichés. Le premier mariage qui était un mariage comorien a levé tous mes doutes, ce fut un voyage, comme le furent ensuite tous les mariages qui suivirent.
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| Couple au caillou dans la chaussure. Kahina et Malik. |
GU : Pour chacune des cérémonies auxquelles j'ai assisté, la dimension festive était importante, mélange de rituels et de projets personnels, de respect des coutumes et de rupture des conventions. De la vie, de la joie, et puis aussi toutes ces émotions autres: attente, inquiétude, espoir, peur, tendresse, gestes complices.
MA : Il fallait restituer à la fois cette gaité et ces nuances. Dans la deuxième salle nous avons construit des murs en vagues légères pour suggérer le balancement des fêtes, accentué les couleurs, graves et gaies en même temps, choisi notamment un rouge profond, couleur du feu, de la vie, un rouge baiser, celui de la passion, qui provoque l'émotion et souligne la richesse des paroles écrites sur les murs...
Que vous soyez ou non déjà passé devant Monsieur le Maire, courez voir cette exposition. Elle vous donnera l'envie d'embrasser votre voisin(e) !
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