


La Quebrada d'Humahuaca, terre des Colas. A plus de 3000 mètres. Une terre rouge, ocre, verte, tourmentée. Une terre rude à cultiver mais à laquelle s'accrochent avec rage les Indiens. Ne s'offrant qu'une fois l'an, une semaine de plaisirs. Pour le carnaval, en février. Une fête, une vraie. Loin des sambas médiatisées de Rio mais tout aussi délirante, tout aussi colorée. Avec des diables bondissants, des déesses grimaçantes, des bêtes affolées... Et des comparses, musiciens itinérants parcourant la montagne soutenus par la chicha, mélange d'alcool de maïs fermenté, de vin blanc et de sucre, pour aller dans la moindre ferme, entraîner les paysans dans la danse.
Une semaine de délire, de liberté. Pendant laquelle, avec la bénédiction de la Pachamama tout est permis, sauf la violence. « Viva el carnaval de la Quebrada». Ritournelle répétée à l'envie dans les ruelles escarpées des villages. Tradition, tradition! Carnaval, carnaval ! On participe sans chichi à l'ivresse ambiante. On se fond dans la foule poudrée formant une procession d'êtres irréels. « C'est l'amour qui naît, renaît, la joie longtemps contenue qui trépigne, la jouissance qui s'exprime... »
Cinq jours, cinq nuits. Stop ! Stop ! Un peu d'air, d'espace, de fraîcheur. Quelques heures d'évasion sur l'Altiplano. Là où les vigognes et les lamas vivent en liberté. Au petit matin on part montant, toujours plus haut. Sept heures. Arrêt ! Le désert, le grand désert doré au Levant. Etendue d'herbe rase bosselée, baignée d'une lumière qu'aucun peintre ne sortirait de sa palette. On se tait. Impressionné. Par le silence, les flamants roses volant au-dessus des étendues de sels argentées, le défilé tout en souplesse des vigognes. On se repaît de cette immensité à la frontière entre la Bolivie et l'Argentine. Avant de reprendre la route, de franchir la passe du Condor, d'emprunter le train des nuages.
Peu d'hôtels, en période de carnaval, réserver deux mois à l'avance ou demander à son organisme de voyages de le faire, en lui communiquant les adresses ci-dessous peu connues.
A Tilcara
- Pour la convivialité
Con los Angeles, 6 ch, cheminée, jardin, bibliothèque. A partir de 30€ avec pdj. 45€ la suite.
http://www.posadaconlosangeles.com.ar/
- Pour le romantisme
Quinta La Pacena ( Sérénité) 3 ch, jardin fleuri, raffiné, calme. A partir de 40€avec dj.
Tel : 0388 495 5098
mailto:la_pacena@yahoo.com.ar
La Quebrada d'Humahuaca, terre des Colas. A plus de 3000 mètres. Une terre rouge, ocre, verte, tourmentée. Une terre rude à cultiver mais à laquelle s'accrochent avec rage les Indiens. Ne s'offrant qu'une fois l'an, une semaine de plaisirs. Pour le carnaval, en février. Une fête, une vraie. Loin des sambas médiatisées de Rio mais tout aussi délirante, tout aussi colorée. Avec des diables bondissants, des déesses grimaçantes, des bêtes affolées... Et des comparses, musiciens itinérants parcourant la montagne soutenus par la chicha, mélange d'alcool de maïs fermenté, de vin blanc et de sucre, pour aller dans la moindre ferme, entraîner les paysans dans la danse.
Une semaine de délire, de liberté. Pendant laquelle, avec la bénédiction de la Pachamama tout est permis, sauf la violence. « Viva el carnaval de la Quebrada». Ritournelle répétée à l'envie dans les ruelles escarpées des villages. Tradition, tradition! Carnaval, carnaval ! On participe sans chichi à l'ivresse ambiante. On se fond dans la foule poudrée formant une procession d'êtres irréels. « C'est l'amour qui naît, renaît, la joie longtemps contenue qui trépigne, la jouissance qui s'exprime... »
Cinq jours, cinq nuits. Stop ! Stop ! Un peu d'air, d'espace, de fraîcheur. Quelques heures d'évasion sur l'Altiplano. Là où les vigognes et les lamas vivent en liberté. Au petit matin on part montant, toujours plus haut. Sept heures. Arrêt ! Le désert, le grand désert doré au Levant. Etendue d'herbe rase bosselée, baignée d'une lumière qu'aucun peintre ne sortirait de sa palette. On se tait. Impressionné. Par le silence, les flamants roses volant au-dessus des étendues de sels argentées, le défilé tout en souplesse des vigognes. On se repaît de cette immensité à la frontière entre la Bolivie et l'Argentine. Avant de reprendre la route, de franchir la passe du Condor, d'emprunter le train des nuages.
Peu d'hôtels, en période de carnaval, réserver deux mois à l'avance ou demander à son organisme de voyages de le faire, en lui communiquant les adresses ci-dessous peu connues.
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