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Ethiopie, terre oubliée

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Crédit Photo : Fotolia


Berceau de l'humanité
, l'Ethiopie, pour qui veut vivre intensément son voyage de noces, est unique. Romantique, mystique, fantastique.
 
Pour simplifier, l'Ethiopie, pays deux fois grand comme la France, élève ses montagnes, ses vallées, ses pâturages et ses églises rupestres, creusées à même la roche ocre en des temps où les coptes imaginaient leur religion menacée par les musulmans, vers le nord. 

Au sud s'étendent des lacs immenses, de grandes serres dont partent chaque jour en avion cargo des milliers de roses pour la France et des milliers de tulipes pour la Hollande. Sur le tarmac, ces gros transporteurs côtoient d'autres de leurs semblables dont les soutes bourrées de quat, la drogue du Moyen-Orient, s'envolent vers le Yemen et Djibouti. Car l'Ethiopie a retrouvé sa terre fertile, gorgée d'eau et outre ses cultures particulières nourrit les plus grands troupeaux comestibles d'Afrique : zébus, moutons, chèvres. Tandis que les lacs où se vautrent des hippopotames, remplissent avec abondance les filets des pêcheurs.

C'est par le Nord qu'il faut pour un premier voyage aborder cette terre, ce qu'autorise la Compagnie aérienne Nationale, une des plus réputées d'Afrique. Sauts de puce d'un lieu à un autre, en programmant ses étapes au gré des jours de marché et des fêtes religieuses. Ces jours où sur tous les chemins on croise de drôles de cortèges. Des paysans voûtés sous le poids de leur marchandise : fagots de bois, sacs de café, d'épices, guirlandes de piments, vieux pneus qui seront taillés en sandale ; ânes, chèvres, moutons. Etrange procession d'hommes et de bêtes s'étendant, chaque samedi, par exemple, sur des kilomètres pour parvenir à 2700 m d'altitude.


Lalibela, un village montagnard, escarpé, cachant dans ses entrailles de roche dure, douze églises rupestres, du XIIe siècle. Enchevêtrement d'édifices religieux communiquant les uns avec les autres. Impossible de pénétrer en ces lieux sans croiser des fidèles en prières, un pope prompt à faire baiser sa croix et à expliquer le fondement de « la Jérusalem noire ». Impossible de ne pas s'arrêter pour écouter le son des instruments et les voix qui se répercutent en écho sur la roche.

Les femmes ressemblent à des princesses des Mille et une nuits. Les hommes portent beau même si l'âge courbe leur silhouette. De vrais moments de grâce, imprégnés des vapeurs d'encens.
Lorsqu'on quitte les remparts, remontant à la surface, la vie quotidienne, les bruits de la campagne, les cris des badauds et des vendeurs, la griserie des cafés avec leurs alcools forts et leurs danseuses étourdissent et surprennent. Les lettrés vous abordent pour vous inciter à vous rendre à Gondar admirer des châteaux médiévaux, qu'on croirait  débarqués d'Ecosse puis à Axum où se cache l'Arche de l'Alliance, s'élancent les plus grandes obélisques et se nichent les vestiges du palais de la reine de Saba. Tous vous offrent avec générosité l'âme de leur pays. 


Carnet de voyage

Y aller
Avec Ethiopian Airlines qui part de Roissy pour Addis-Abeba. Vol de 7 heures, sans histoire, avec des stewards et des hôtesses aux petits soins.
De nombreux organismes de voyages programment dorénavant l'Ethiopie mais le plus simple est de bâtir son périple avec un spécialiste installé sur place.

Y séjourner
Le tourisme est balbutiant et la plupart des hôtels spartiates, encore gérés par l'état, bénéficient de situation exceptionnelle, surplombant les sites. De petits éco-lodges sortent juste de terre et de confortables maisons d'hôtes fleurissent à Addis. La capitale mérite qu'on lui réserve trois jours, pour saluer Lucie notre ancêtre, découvrir les vestiges coloniaux, les palais, visiter la gare, un monument, où toutes les indications sont en français sur des plaques émaillées. Le mieux est de séjourner au Sheraton, seul hôtel africain de la Luxury Collection des Starwood. Les honeymooners y bénéficient d'un accueil charmant.

Ethiopie, terre oubliée


Berceau de l'humanité
, l'Ethiopie, pour qui veut vivre intensément son voyage de noces, est unique. Romantique, mystique, fantastique.
 
Pour simplifier, l'Ethiopie, pays deux fois grand comme la France, élève ses montagnes, ses vallées, ses pâturages et ses églises rupestres, creusées à même la roche ocre en des temps où les coptes imaginaient leur religion menacée par les musulmans, vers le nord. 

Au sud s'étendent des lacs immenses, de grandes serres dont partent chaque jour en avion cargo des milliers de roses pour la France et des milliers de tulipes pour la Hollande. Sur le tarmac, ces gros transporteurs côtoient d'autres de leurs semblables dont les soutes bourrées de quat, la drogue du Moyen-Orient, s'envolent vers le Yemen et Djibouti. Car l'Ethiopie a retrouvé sa terre fertile, gorgée d'eau et outre ses cultures particulières nourrit les plus grands troupeaux comestibles d'Afrique : zébus, moutons, chèvres. Tandis que les lacs où se vautrent des hippopotames, remplissent avec abondance les filets des pêcheurs.

C'est par le Nord qu'il faut pour un premier voyage aborder cette terre, ce qu'autorise la Compagnie aérienne Nationale, une des plus réputées d'Afrique. Sauts de puce d'un lieu à un autre, en programmant ses étapes au gré des jours de marché et des fêtes religieuses. Ces jours où sur tous les chemins on croise de drôles de cortèges. Des paysans voûtés sous le poids de leur marchandise : fagots de bois, sacs de café, d'épices, guirlandes de piments, vieux pneus qui seront taillés en sandale ; ânes, chèvres, moutons. Etrange procession d'hommes et de bêtes s'étendant, chaque samedi, par exemple, sur des kilomètres pour parvenir à 2700 m d'altitude.


Lalibela, un village montagnard, escarpé, cachant dans ses entrailles de roche dure, douze églises rupestres, du XIIe siècle. Enchevêtrement d'édifices religieux communiquant les uns avec les autres. Impossible de pénétrer en ces lieux sans croiser des fidèles en prières, un pope prompt à faire baiser sa croix et à expliquer le fondement de « la Jérusalem noire ». Impossible de ne pas s'arrêter pour écouter le son des instruments et les voix qui se répercutent en écho sur la roche.

Les femmes ressemblent à des princesses des Mille et une nuits. Les hommes portent beau même si l'âge courbe leur silhouette. De vrais moments de grâce, imprégnés des vapeurs d'encens.
Lorsqu'on quitte les remparts, remontant à la surface, la vie quotidienne, les bruits de la campagne, les cris des badauds et des vendeurs, la griserie des cafés avec leurs alcools forts et leurs danseuses étourdissent et surprennent. Les lettrés vous abordent pour vous inciter à vous rendre à Gondar admirer des châteaux médiévaux, qu'on croirait  débarqués d'Ecosse puis à Axum où se cache l'Arche de l'Alliance, s'élancent les plus grandes obélisques et se nichent les vestiges du palais de la reine de Saba. Tous vous offrent avec générosité l'âme de leur pays. 


Carnet de voyage

Y aller
Avec Ethiopian Airlines qui part de Roissy pour Addis-Abeba. Vol de 7 heures, sans histoire, avec des stewards et des hôtesses aux petits soins.
De nombreux organismes de voyages programment dorénavant l'Ethiopie mais le plus simple est de bâtir son périple avec un spécialiste installé sur place.

Y séjourner
Le tourisme est balbutiant et la plupart des hôtels spartiates, encore gérés par l'état, bénéficient de situation exceptionnelle, surplombant les sites. De petits éco-lodges sortent juste de terre et de confortables maisons d'hôtes fleurissent à Addis. La capitale mérite qu'on lui réserve trois jours, pour saluer Lucie notre ancêtre, découvrir les vestiges coloniaux, les palais, visiter la gare, un monument, où toutes les indications sont en français sur des plaques émaillées. Le mieux est de séjourner au Sheraton, seul hôtel africain de la Luxury Collection des Starwood. Les honeymooners y bénéficient d'un accueil charmant.

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