


Premier choc quand sous l’avion des centaines d’anneaux, blonds et plats, ceints de fluorescence s’étalent sur un océan sans limite. Juste le bombé du globe. L’archipel des Maldives, spectaculaire ensemble de 1193 îles réunies en 26 atolls, affiche d’emblée sa différence.
Atterrissage. L’impression de débarquer dans un ailleurs coupé du reste de la planète s’affirme. Dans la baie de Malé, la capitale, une armada balafre l’eau d’écume blanche. Les dhonis des pêcheurs croisent les dhonis taxis, peints aux couleurs des atolls qu’ils desservent. Les vedettes des hôtels cueillent les voyageurs venus d’Europe et d’Asie.
Effervescence d’une petite République islamique, ancien protectorat britannique, indépendant depuis 1965, destination privilégiée des accrocs de sensations marines toujours plus nombreux, infligeant un camouflet aux experts de l’ONU.
En 1966 le gouvernement maldivien invite des spécialistes onusiens à se prononcer sur un avenir touristique. Leur verdict ? Implacable ! L’archipel ne possède aucun atout pour attirer le chaland. Mieux vaut continuer à baser l’essentiel de l’économie sur la pêche. Certes les Maldiviens sont pêcheurs réputés et leurs eaux généreuses en thons, mérous, espadons et autres poissons à la chair exquise. Mais une poignée de politiques a la certitude que pour occuper une population féminine et jeune croissante, force est de trouver d’autres débouchés.
En 1971 un Italien, George Corbin, qui a ouï dire que dans cette partie de l’Océan Indien les fonds recèlent des merveilles, débarque palmes aux pieds ou presque. Ses plongées sur les coraux échevelés l’excitent au point
Premier choc quand sous l’avion des centaines d’anneaux, blonds et plats, ceints de fluorescence s’étalent sur un océan sans limite. Juste le bombé du globe. L’archipel des Maldives, spectaculaire ensemble de 1193 îles réunies en 26 atolls, affiche d’emblée sa différence.
Atterrissage. L’impression de débarquer dans un ailleurs coupé du reste de la planète s’affirme. Dans la baie de Malé, la capitale, une armada balafre l’eau d’écume blanche. Les dhonis des pêcheurs croisent les dhonis taxis, peints aux couleurs des atolls qu’ils desservent. Les vedettes des hôtels cueillent les voyageurs venus d’Europe et d’Asie.
Effervescence d’une petite République islamique, ancien protectorat britannique, indépendant depuis 1965, destination privilégiée des accrocs de sensations marines toujours plus nombreux, infligeant un camouflet aux experts de l’ONU.
En 1966 le gouvernement maldivien invite des spécialistes onusiens à se prononcer sur un avenir touristique. Leur verdict ? Implacable ! L’archipel ne possède aucun atout pour attirer le chaland. Mieux vaut continuer à baser l’essentiel de l’économie sur la pêche. Certes les Maldiviens sont pêcheurs réputés et leurs eaux généreuses en thons, mérous, espadons et autres poissons à la chair exquise. Mais une poignée de politiques a la certitude que pour occuper une population féminine et jeune croissante, force est de trouver d’autres débouchés.
En 1971 un Italien, George Corbin, qui a ouï dire que dans cette partie de l’Océan Indien les fonds recèlent des merveilles, débarque palmes aux pieds ou presque. Ses plongées sur les coraux échevelés l’excitent au point
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